Témoignages
Dr Jacques Fribourg, médecin urgentiste a l'Hôpital Privé de l'Ouest Parisien < 100% du personnel utilisent le dossier informatisé >
- Pourquoi avez-vous décidé de mettre en place le dossier informatisé du patient dans votre service d’urgences ?
- C’était primordial. Nous avons à l’Hôpital Privé de l’Ouest Parisien l’un des plus gros services d’urgences privés de France avec 45.000 passages par an. Or, jusqu’à ce que nous adoptions le logiciel Emed proposé par CS3i, le service des urgences n’était pas informatisé –exception faite de la facturation- comme d’ailleurs près de 90% des établissements privés. Nous travaillions à partir de dossiers « carton », mal écrits, aux informations difficilement interprétables. Il était donc important d’évoluer.
- Est-ce que cela fut difficile à faire accepter ?
- Partir de rien est à la fois un atout et un handicap. Un atout car tout le monde est au même niveau, a conscience qu’il faut sortir de l’archaïsme et est prêt à faire des efforts. Mais c’est aussi un handicap car il a fallu vaincre la méfiance du personnel médical et soignant, démontrer à tous l’intérêt du dossier informatisé et le gain de temps qu’il allait apporter. Il n’y a pas dans un hôpital privé, de pyramide des postes comme dans le public qui permet d’imposer une solution d’en haut. Il est indispensable de remporter l’adhésion.
- Qu’est-ce qui vous a déterminé à choisir CS3i et son logiciel Emed ?
- Nous avons été conquis par la technologie, la simplicité d’utilisation et le service. Le logiciel repose sur la technologie web. C’est un intranet qui fonctionne grâce à un accès à internet. Aujourd’hui tout le monde ou presque sait s’en servir. Le logiciel s’est ensuite adapté aux besoins des urgences et non l’inverse. Les médecins et le personnel soignant n’ont pas eu à se transformer en informaticiens. C’est CS3i qui a fait l’effort de traduire nos attentes en langage informatique, de rendre le maniement du logiciel simple et suffisamment convivial pour que tout le monde l’utilise, sans biaiser. Il était indispensable que nous ayons un taux d’utilisation de 100%. Autre atout : le logiciel Emed présente une bonne interface avec les autres logiciels utilisés dans l’hôpital qu’ils émanent de la facturation, du laboratoire, du service de radiologie ou du scanner. Nous avons eu l’assurance de disposer de l’intégralité des données dont nous aurions besoin. Enfin, dans un hôpital privé, nous ne pouvons nous permettre d’avoir de multiples réunions, des formations lourdes.... CS3i a réussi le pari de former le personnel sur le terrain quelle que soit sa fonction. En moins d’une demi journée, un élève infirmier est opérationnel. C’est un « plus » déterminant.
- Quels investissements a demandé la mise en place de ce dossier informatisé du patient ?
- Nous avons dû investir en matériel. J’insiste sur l’importance de ce dernier. Pour que le logiciel soit pleinement opérationnel, il faut disposer d’équipements de qualité. Nous avons ainsi installé un terminal auprès de chaque patient, changé nos imprimantes de manière à ce que les documents soient imprimés avant même que le personnel ait rejoint l’accueil. La rapidité est la condition première de l’acceptation par le personnel.
- Quel est le résultat ?
- C’est un franc succès. Le dossier informatisé apporte une transparence que nous n’avions pas. Il est capable en temps réel de réaliser une synthèse de tout ce qui a été entrepris. C’est un gage de sécurité tant pour le patient que pour le personnel. Nous estimons à 40% le gain de temps par rapport aux dossiers « carton ». Le logiciel permet à l’ensemble de l’équipe de travailler sur un dossier, de le consulter, de le compléter à n’importe quel endroit du service. La synthèse réalisée par le logiciel nous dispense d’avoir à rédiger comme par le passé des lettres aux médecins traitants. S’agissant de la facturation, le logiciel permet de codifier tous les soins apportés au patient en temps réel. C’est fondamental pour les cliniques et hôpitaux privés qui sont payés à l’acte. Enfin, le logiciel a mis en valeur le travail de l’infirmier. Jusqu’à sa mise en place, on fonctionnait uniquement à l’oral sans traçabilité. Aujourd’hui tout est consigné. Cela leur prend un peu plus de temps mais celui-ci est vite rattrapé.
- De quelle manière la société CS3i vous accompagne-t-elle ?
- Au niveau de la conception tout d’abord. Le logiciel est toujours en mouvement. Les équipes de CS3i intègrent en permanence nos idées, prennent en considération nos souhaits. La société manifeste sa volonté de progresser toujours et encore. CS3i intervient également dans le suivi grâce à sa hot-line. Son équipe peut en permanence se connecter sur chaque poste et régler le problème en temps réel. Disposer d’une hot-line 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 serait idéal mais cela a un coût et serait moins efficace qu’on ne le croit a priori. Beaucoup de bugs viennent des serveurs centraux et les solutions passent par l’intervention des informaticiens maison.
- Quelles sont vos attentes présentes et futures ?
- Nous travaillons avec CS3i sur la prescription programmée des médicaments. Aujourd’hui le maniement est un peu lourd. On estime qu’au delà de cinq clics, l’opération est trop longue. Nous cherchons également à accroître encore la rapidité et à développer la formation au travers notamment de forums d’utilisateurs. Nous souhaitons aussi une hot-line encore plus réactive. Enfin nous allons, dans les prochains mois, ouvrir un nouveau chantier. Il concerne le mouvement des patients. Il s’agit notamment d’intégrer le travail des brancardiers. Cela devrait s’avérer relativement facile. Nous avons fait le plus difficile.
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Le point de vue de Elizabeth Angellier , Oncologue a la Clinique Notre Dame de Bon Secours " Un plus en chimio" Lire le témoignage



